Publiée le 02 octobre 2026
Ingénierie
Développement des territoires
Transition écologique

Étude sur les dynamiques territoriales du développement, de l’emploi et de la formation dans l’ingénierie

Les transformations territoriales liées à la transition écologique, au développement des infrastructures et aux nouvelles attentes des collectivités modifient les besoins en compétences des sociétés d’ingénierie.
Pour mieux comprendre ces évolutions, l’OPIIEC publie une étude consacrée aux liens entre dynamiques territoriales, métiers et besoins en compétences.

8 bassins pour refléter l’ingénierie en France


L’étude s’est focalisée sur 8 « bassins typologiques », sélectionnés afin de refléter la diversité des réalités territoriales de l’ingénierie en France :
- Paris-Saclay
- Toulouse
- Hauts-de-France
- Lyon
- Grenoble
- Aix-Marseille
- Brest-Lorient-St-Nazaire
- Montpellier

Des compétences techniques et transversales de plus en plus stratégiques


Les entreprises interrogées identifient plusieurs compétences prioritaires à développer dans les prochaines années. Les enjeux liés à l’intelligence artificielle appliquée à l’ingénierie, à l’analyse de données, à l’ingénierie environnementale ou encore à la modélisation numérique apparaissent comme particulièrement stratégiques. Les compétences transversales prennent également une place importante, avec un besoin renforcé en gestion de projets multi-acteurs, en capacité d’adaptation et en connaissance des enjeux réglementaires.


Des territoires aux besoins différenciés


L’étude montre que les besoins en compétences évoluent selon les dynamiques économiques locales. À Paris-Saclay, pôle scientifique et technologique d’envergure internationale, les entreprises recherchent principalement des compétences en R&D, intelligence artificielle, data sciences et numérique. 


Dans les Hauts-de-France, la réindustrialisation portée par les projets liés à la transition énergétique et aux infrastructures renforce les besoins en process industriels, réseaux et systèmes énergétiques. À Grenoble, spécialisé dans la microélectronique et les technologies stratégiques, les besoins concernent davantage la R&D, les nanotechnologies et les méthodes industrielles, avec une progression projetée de 18 % des recrutements.

Des besoins en compétences qui vont au-delà des territoires


Si certains territoires ont de fortes spécificités sectorielles ou fonctionnelles, cela n’induit pas nécessairement des besoins de compétences pour les entreprises qui y sont implantées. Les entreprises d’ingénierie ont pour la plupart un rayon d’action qui dépasse largement leur simple territoire d’implantation. Dès lors, leurs besoins de compétences ne sont qu’en partie déterminés par les dynamiques propres à leur territoire, et résultent pour l’essentiel de dynamiques territoriales multiples.

Des tensions de recrutement qui persistent


L’étude souligne également les tensions persistantes sur le recrutement. Les chefs de projets expérimentés, les ingénieurs spécialisés ainsi que certains profils techniques figurent parmi les métiers les plus difficiles à recruter. Ces difficultés sont renforcées par les disparités territoriales et par l’évolution rapide des besoins des entreprises.

L’étude complète est disponible ci-contre

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