Publiée le 11 juin 2026
Ingénierie
Transition écologique

Étude sur les enjeux énergétiques : état des lieux, conséquences et perspectives d’emploi et de formation dans l’ingénierie

L’ingénierie énergétique est appelée à jouer un rôle déterminant dans la réussite de la transition écologique et industrielle de la France. Cette étude examine les transformations économiques, technologiques et professionnelles à l’horizon 2030.

À partir de vingt domaines d’activités stratégiques, elle identifie les tendances de marché, les effets de la transition énergétique sur l’emploi et les compétences, et les solutions à mettre en œuvre pour accompagner la montée en puissance des filières bas-carbone.  

Un secteur au cœur des transitions industrielles


Comptant plus de 78 500 emplois – soit environ 22% de l’ingénierie externe française – l’ingénierie énergétique intervient sur des projets clés : production d’électricité décarbonée, gestion des réseaux, chaleur et gaz renouvelables, stockage et électrification des procédés.   La Programmation pluriannuelle de l’énergie 2026-2035 confirme l’objectif d’un mix bas-carbone et accélère les investissements dans le nucléaire, les énergies renouvelables et la relocalisation industrielle.   


Ces dynamiques s’inscrivent néanmoins dans un environnement instable : volatilité des coûts, incertitude de financement et forte concurrence internationale. Les entreprises doivent donc renforcer leur résilience et diversifier leurs activités pour sécuriser leurs perspectives à 2030.  


Des besoins en compétences en évolution rapide


Les scénarios d’évolution de l’emploi envisagent une croissance modérée à soutenue selon la capacité du secteur à mobiliser les financements et à stabiliser les prix de l’énergie. 


Les compétences les plus recherchées se concentrent sur la gestion de projet, le génie civil, les procédés industriels et le numérique appliqué à l’énergie (data, modélisation, jumeaux numériques).  


La formation initiale des ingénieurs demeure pertinente, mais encore trop centrée sur les spécialités «industrie et process». Le déficit se situe aux niveaux BTS et BUT, indispensables à la réalisation des projets sur le terrain.  


La formation continue, aujourd’hui principalement consacrée aux mises en conformité réglementaires (RE 2020, audits énergétiques), doit désormais s’orienter vers les compétences d’avenir : solaire, nucléaire, stockage et hydrogène.  


Les TPE-PME, qui représentent 98% du tissu sectoriel, expriment des besoins spécifiques : mutualisation des outils de formation, accompagnement au recrutement et accès simplifié aux programmes de montée en compétence.  

 

Des leviers d’action pour préparer l’avenir


L’étude propose six actions prioritaires :

  • Élaboration d’un référentiel de compétences pour l’ingénierie énergétique ;  
  • Déploiement de parcours de formation en situation de travail (AFEST) ;  
  • Création de capsules pédagogiques courtes ;  
  • Renforcement des passerelles entre formation initiale et emploi ;  
  • Certifications ciblées pour les métiers en tension ;  
  • Outils de diagnostic compétences/formation pour les entreprises.  

Ces mesures visent à soutenir la compétitivité de la filière, favoriser la polyvalence et accélérer la montée en compétences des futurs professionnels de l’ingénierie bas-carbone.  

 

Chiffres clés :

  • 78 500 emplois dans l’ingénierie énergétique (2024)  
  • 20 domaines d’activités stratégiques  
  • 98% d’entreprises <50 salariés  

 

Retrouvez ci-contre les livrables de l'étude
 

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